Dimanche 18 mai 2008
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14:04
Partis tôt le matin de Dubrovnik pour
éviter une longue attente à la frontière, nous voici en route pour le pays voisin: le Montenegro. La journée entière va être consacrée à la découverte du site rearquable des Bouches de Kotor,
paysage hors du commun...
Le passage dans le pays s'effectuera en deux temps: la frontière croate d'abord, et un peu plus
loin, le frontière monténegrine, le tout se faisant sans encombre...
Les Bouches de Kotor sont les fjords les plus grands et les plus profonds d'Europe du Sud qui
offrent au coeur des montagnes un paysage exceptionnel . Ils sont composés de plusieurs golfes intérieurs reliés entre-eux par de profondes passes et pénètrent sur 30 kilomètres à l'intérieur
des terres . Ils ont été une des principales bases militaires yougoslaves. Des tunnels ont été creusés dans la roche, sur la rive sud, près de l'entrée des bouches, en fait des abris pour
dissimuler à la vue des navires militaires...
Un site vraiment
exceptionnel...
Ici les îles Saint Georges
. La première image montre
l'église Notre-Dame du
Récif construite au XVIIè siècle sur un îlot artificiel de 3000m² à l'emplacement où un habitant aurait, selon la légende, guéri à la suite de la découverte d'une icône de la vierge, récif
agrandi par des apports successifs de rochers et d'épaves agrandissant peu à peu cet îlot originel. Plus bas, l'image de l'abbaye de Saint Georges, un monastère bénédictin.
Nous poursuivons vers la ville de Kotor
située au fond du fjord par une route toujours très sinueuse et faisons étape dans cette ville de + de 23000 habitants, une ville fortifiée, présentant des murailles longues de 4,5 km environ et
dont nous découvrons ci-dessous une des porte
d'accès.
Les remparts sont bien visibles au flanc
d'une montagne omniprésente.
Au hasard de nos pas, nous découvrons de
vieilles ruelles étroites pavées, parfois tortueuses...
...et de.nombreux monuments parmi
lesquels la cathédrale Saint-Tryphon, mélange de Roman, de Gothique et de Baroque, qui renferme des reliques du Saint (ci-dessous) ou l'église Saint Nicolas aux icônes réputées (photo
suivante).
C'est maintenant l'heure de partir pour
effectuer la spectaculaire montée panoramique de Lovcen d'où nous pourrons jouir d'un panorama exceptionnel...
Cette montée comprend 25 virages dignes de figurer au
livre des records Disons-le clairement: âmes sensibles, s'abstenir, surtout dans un grand bus qui pour chacun de ces lacets voit successivement l'avant, puis l'arrière dans le vide... ou la paroi
rocheuse que l'on frôle au centimètre (moins impressionnant quand même).
Mais quel spectacle époustouflant ! c'est carrèment grandiose... Les images qui suivent ne donnent qu'un faible
aperçu de ce que nous avons vécu.
On se sent bien peu de chose, non?
Il reste la descente, pas toujours rassurante non plus, mais notre chauffeur nous a
prouvé sa dextérité et c'est confiants que nous poursuivons le voyage...
A Cetinje, capitale historique et culturelle même si
aujourd'hui elle a cédé sa place de capitale à Podgorica (Titograd, la ville de Tito) en 1946, nous visitons le Palais du prince Nikola Ier, dernier souverain du Montenegro de la dynastie des
Petrovic auquel le pouvoir sera enlevé en novembre 1918 à la conférence de Podgorica à la fin de la première guerre mondiale. Très commun à l'extérieur, ce palais renferme nombre de meubles,
tableaux,et parquets de marquetterie remarquables.
Nous nous dirigeons ensuite vers la ville balnéaire de Budva,
aux influences vénitiennes marquées. C'est en quelque sorte la "riviera montenegrine" où les prix se sont mis à flamber avec l'arrivée de touristes fortunés, notamment des russes qui ont
investi dernièrement 6 millions d'euros dans l'achat de terrain à bâtir à vue imprenable à flanc de colline... Ci-dessous une vue générale du site de Budva.
La journée s'avance et il nous faut
songer au retour où, pour éviter de refaire la longue route sinueuse des gorges de Kotor, nous empruntons le bac pour une courte traversée ...
Nous repassons la frontière sans
problèmes et rentrons à Dubrovnik pour assister d'extrême justesse au coucher de soleil sur la ville.